• Or, les émotions ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Elles sont plus ou moins agréables. Elles sont des messagères de ce que nous vivons. Elles parlent de la satisfaction ou non de nos besoins. Accueillir toutes les émotions va changer le rapport aux émotions.Dans notre société, on n’accepte peu les émotions moins faciles, on cherche à les supprimer. Et, plus on cherche à les éviter,plus elles vont revenir, car il y a un besoin qui n’est pas satisfait et qui a besoin de l’être.

  • Mettre en place des situations d’apprentissage dans lesquelles l’émotion est tolérable permet de nourrir le besoin en souffrance et ainsi favorise un retour profond au calme intérieur, le développement des capacités de concentration, un meilleur apprentissage, une augmentation de la confiance en soi et donc un climat de classe apaisé.

  • Accepter l’émotion et nourrir le besoin qui va avec, c’est se rendre compte en la traversant qu’elle est impermanente. Et cette impermanence est d’autant plus importante à vivre et à nommer que la notion du temps des enfants est en construction.

  • Travailler sur les émotions et les besoins permet à chacun de mieux se connaître et de prendre soin des besoins qui se cachent derrière leurs émotions. Cela nous donne un vocabulaire commun pour comprendre ce qui se passe dans la vie de la classe. La gestion des émotions et des besoins est un outil au service de la qualité des liens entre les personnes et avec le savoir.

émotion et besoin à l'école